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Histoires familiales
Ses études terminées, il quitte Couillet pour s’établir avec ses parents à Hourpes près de Thuin dans la vallée de la Haute-Sambre. Situé le long du cours d’eau, le hameau de Hourpes fut autrefois un lieu d’exploitation de hauts fourneaux; le premier y aurait été construit en 1738. Fondé au XVIIème siècle, le site est lié aux premiers balbutiements de l’industrie métallurgique dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. En 1865, les installations appartenaient à la société de Thomas Bonehill, un personnage d’origine anglaise qui est un peu l’équivalent de Cockerill à Liège.
Il s'unit le 4 novembre 1923 à Couillet avec Paula Céline Marie MALACORT, ménagère, la fille légitime d'Oscar François Joseph MALACORT et de Marie MATHYSSEN. Son épouse le rejoindra ensuite à Hourpes.
Vers 1924, il est victime d’un grave accident de travail. Il tombe dans une cuve où l’on coule l’acier en fusion, fort heureusement vide à ce moment-là. Il en est retiré avec une fracture du crâne. Sans travail, il retourne à Couillet pour y poursuivre sa convalescence dans la maison de ses beaux-parents située rue de Gilly au numéro 272, en face de la rue qui monte au cimetière.
Paula Céline MALACORT était propriétaire de cette maison avec jardin, d'un ensemble contenant d'après titre trois ares cinquante-huit centiares, cadastré section B numéro 92i et située au numéro 272 de la rue de Gilly. Elle tenait cette maison de ses parents qui l'avaient acquise le 26 mai 1909 par acte passé devant le notaire Égide LOMBART de Montigny-sur-Sambre. C’est là que naîtra son fils unique, André FLEMAL, notre père, le 30 septembre 1925.
Pendant sa convalescence, Albert suit des cours par correspondance pour acquérir une formation d’électricien qui lui permettra de réaliser des installations électriques chez les particuliers et d’être engagé aux Usines Métallurgiques du Hainaut à Couillet (en abrégé : U.M.H. et communément : Usine de Couillet). Il s’installe ensuite, avec sa famille, dans une autre maison de ses beaux-parents située dans la même rue, au numéro 245.
Devenu chômeur lors de la grande crise économique de 1930/1934, il eut comme souci de valoriser son temps ainsi libéré. C’est dans cet esprit qu’il ouvrit un magasin d’accessoires électriques. Il tenta aussi de commercialiser les premiers récepteurs de T.S.F. Il abandonna assez vite cette activité pour la remplacer par la vente d’articles de quincaillerie générale.
Dès la fin de la crise, il retrouva son poste aux U.M.H. Il n’y resta que quelques années et fut engagé comme ajusteur électricien aux Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi à Marcinelle. (A.C.E.C.). C’est là qu’il acheva sa carrière professionnelle jusque sa pension, en mai 1964.
Son commerce devint vite florissant, son épouse l’assistant dans la tenue et la gestion du magasin .Des travaux importants sont réalisés : aménagement d’une grande vitrine et agrandissement du magasin par percement d’une baie entre les deux pièces de devant de la maison. Une extension du magasin était prévue sur le terrain attenant à la maison. La Seconde Guerre Mondiale a ruiné la réalisation de ce projet. Après la Libération et la fin de la guerre, le commerce se transforma considérablement. Albert et son épouse n’eurent ni le désir, ni les possibilités, de moderniser, à la fois, le magasin et son achalandage. Le magasin cessa progressivement ses activités après le mariage de son fils André en 1948.
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