Histoire de la famille FLEMAL


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Le berceau

Les origines

Chaumont-Gistoux, le berceau de la famille

Situation géographique et administrative

Les villages et communes d'où sont issus nos ancêtres de la branche FLEMAL se situent dans un périmètre bien précis du Brabant-Wallon.


Ce périmètre est délimité
· au nord-ouest par la N.25 qui relie Wavre à Hamme-Mille,
· au sud-ouest par la N.4 qui relie Louvain-La-Neuve à Gembloux,
· au nord-est par la N.91 qui relie Eghezée à Hamme-Mille,
· au sud-est par la N.29 qui relie Gembloux à Jodoine.

A l'intérieur de ce losange renversé on trouve toutes les communes dans lesquelles ont habité les premiers porteurs du patronyme: Wavre, Chaumont-Gistoux, Dion-le-Mont, Dion-le-Val, Bonlez, Tourinnes-Saint- Lambert, Corroy-le-Grand, Longueville, Incourt, etc.


Carte du périmètre

Chaumont-Gistoux, terre franche en roman pays de Brabant

L'église de Chaumont construite à proximité de l'emplacement de l'ancien château

Le territoire de Chaumont-Gistoux se divise en deux parties bien distinctes :

· un plateau assez vaste, marqué de quelques ondulations et se rattachant au plateau hesbignon qui s'étend vers Longueville, Opprebais, Orbais et Tourinnes Saint-Lambert; c'est le Calvus Mons (le Mont chauve!) ou Chaumont.
· une partie très accidentée couvrant la moitié septentrionale de la commune où les cours d'eau ont creusé des vallées bordées de ravins escarpés, c'est le Gesteau (collines sableuses) ou Gistoux. Les quatre cours d'eau qui arrosent la commune sont le Train, l'Inchebroux, le Ry du Pré Delcourt et le Ry des Papeteries.

"Hospitalière, elle a gardé son caractère ancien de terre franche, relevant de la Principauté de Liège et ses habitants rappellent avec une certaine fierté empreinte de gaieté et de bon, sens, cette prérogative qui semble transparaître jusqu'à nos jours" André Docquier, bourgmestre. In: Chaumont-Gistoux terre franche en roman pays de Brabant.1976, catalogue édité par le Ministère de la culture française, lors de l'exposition sur le patrimoine artistique des églises Saint-Bavon et Saint Jean-Baptiste.

Terre franche

"Par son appartenance dès le Xe siècle aux terres de Liège et par sa constitution en fief relevant du prince-evêque, la seigneurie de Chaumont, bien que située en Brabant, a toujours constitué une enclave dans le duché. Pendant longtemps cette situation particulière semble avoir été acceptée.Les difficultés ont commencé au début du XVIe s. , alors que nos provinces étaient réunies sous un même prince et que le gouvernement était centralisé et plus fort. Par son statut de terre franche du pays de Liège, la seigneurie de Chaumont-Gistoux bénéficiait de certains avantages.Elle ne fut jamais une franchise comme Wavre ou Incourt, c'est-à-dire qu'elle ne reçut pas une charte de privilèges en faveur de ses habitants mais elle était franche ou librevis-à-vis des ducs de Brabant.

C'est ainsi qu'un criminel brabançon pouvait se réfugier à Chaumont-Gistoux où il demandait au maïeur d'avoir les franchises de la terre et seigneurie de Chaumont, c'est-à-dire de bénéficier de l'immunité. C'était au fond un droit d'asile.Le requérant devait promettre de se tenir tranquille et de ne commettre aucun forfait; il devait aussi payer un droit. Il était "sceur de corps et de bien contre les officiers du Prince"(Cartulaire de Bonne Espérance, t.VI, p 155. Munimens prouvant que Chaumont est pays de Liège et non sous la juridiction de Louvain ou de Brabant).

Les habitants eux-mêmes jouissaient d'avantages précieux. Ceux qui cultivaient des terres situées en Brabant, pouvaient y mener leurs semences, fumiers et marles et ramener la récolte en exemption de droits tant à l'entrée qu'à la sortie. Ce privilège fut reconnu par le Conseil des Finances au nom du Roi en 1670 (Cartulaire de Bonne Espérance, t.VI, p 848, acte du 16.09.1670). Les habitants jouissaient aussi de l'exemption de droits quand ils allaient chercher des marchandises ou des denrées alimentaires dans les villes du Brabant.

C'est ainsi que lorsqu'ils achetaient du vin à Bruxelles, ils prenaient au Bureau de perception des droits un billet qui leur coutait deux liards, ramenaient librement le vin à Chaumont et renvoyaient le billet visé par la cour échevinale pour prouver que le vin avait été bien mis en cave à Chaumont et pour éviter ainsi toute fraude.(Archives de l'Etat à Mons,AE,n°5420, requête de juin 1732). Il est évident que pareille situation ne pouvait laisser indifférent un pouvoir centralisé. (ndrl: Les Pays-Bas autrichiens)

En 1546, la cour échevinale dans un record solennel attesta que la terre et seigneurie de Chaumont et de Gistoux était tenue en franc fief de l'evêque de Liège, que tous les habitants avaient toujours été francs en la terre de Chaumont et pouvaient demander la franchise au maiëur.(Cartulaire de Bonne Espérance, t.VI, p 155.)

Cette situation particulière de Chaumont entraînait des conséquences pour le moins curieuses. Nombre de malfaiteurs des villages voisins y trouvaient refuge et les officiers de justice ne pouvaient rien contre eux.La fraude y était encouragée car on n'y levait pas les droits perçus par les Etats de Brabant sur les boissons.La différence de condition provoquait des disputes fréquentes entre les gens de Chaumont et leurs voisins.

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Le site a été mis à jour le 09 avr 2008. | michelflemal@hotmail.com

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